Qui n’a jamais rêvé d’approcher Angkor ? Alors même si des torrents de touristes inondent quotidiennement le site, la magie des lieux opère toujours. Atlantide tropicale, inestimable forêt de pierres, ce monstre architectural est un chef d’œuvres de 400km2. Ces temples-montagnes, décorés de lotus de pierre, illuminent le patrimoine mondial de l’Humanité. Quant à moi, je suis aux anges puisque c’est accompagnée de Nico et de mes parents que je vais enfin découvrir cette merveille !
- Angkor Wat (« la ville-pagode » en khmer), les mots seront difficilement à la hauteur de l’impression : C’est la Majesté même.
- Le Bayon c’est plutôt le mystère incarné : imaginez une forêt de 54 tours ornées de têtes gigantesques, regardant dans toutes les directions… Imaginez donc 216 visages éternels aux sourires énigmatiques qui irradient le royaume et vous observent du haut de leur sérénité totale.
- Ta Phrom c’est quand la nature épouse la pierre pour ne faire plus qu’un, quand les racines se font pythons pour mieux dévorer les statues, les feuilles restant figées au dallage et les branches traversant fenêtres et portes !
Au Cambodge, il y a aussi Phnom Penh la capitale. C’est une bien grande ville où se côtoient luxe et pauvreté, calme et hystérie, palais royaux et bidonvilles… Après la magie d’Angkor le retour à la réalité se veut brutal. Aussi nous irons passer quelques jours à Kompong Chnang non loin d’un petit village flottant de pêcheurs avant de retourner à Angkor, cette fois-ci avec les parents de Nico…
Ah le Vietnam. Si d’aucun dira qu’en Inde le touriste, d’où qu’il vienne est avant tout un dollar sur pattes, il en est de même au Vietnam. Mais les merveilles du pays le valent bien.
Nous commençons par Hanoï où la seule difficulté réside dans la traversée des rues tant il y a de scooters ! Le reste n’est que pur bonheur surtout en famille :
A commencer par la traditionnelle soupe vietnamienne, la Phô, que nous nous empressons d’aller déguster dans un bouiboui local qui ne paie pas de mine mais dont la soupe envoie juste tout ! Au passage, spéciale dédicace à l’amicale du Bo Bun du 13ème arrondissement de Paris qui se reconnaitra J
Les promenades autour du lac, les petites ruelles mal pavées, les trottoirs encombrés, les vendeurs de tout et de rien, les marchands ambulants de fleurs, de fruits, le vieux quartier historique, le marché couvert, il fait bon errer par ici même par temps pluvieux et humide.
La fabuleuse baie d’Halong, qui malgré la flotte de bateaux disparaissant peu à peu au gré des brumes et des montagnes flottantes, offre un spectacle de tout beauté. Et sa quiétude à la nuit tombée laissant planer son mystère.
Puis nous nous rendons à Hoi An, petite ville coloniale sino-japonaise classée au patrimoine mondial de l’Unesco et l’on comprend aisément pourquoi tant elle a du caché. Traversée par un fleuve ponctué de petits ponts de bois, ses rives sont bordées de petits restos et gargotes s’allumant aux milles couleurs de lampions chinois. Sans oublier sa plage de sable blanc sous le soleil brulant et son marché couvert odorant.
Nous achevons notre voyage à Hué, ville qui fut entièrement détruite pendant la guerre du Vietnam et dont la splendide citée interdite, unique survivante du passé, témoigne de sa richesse et de son pouvoir d’autrefois. Hélas la ville a fait l’objet d’une reconstruction à la mode architecturale communiste et comment dire l’ensemble n’est pas très harmonieux !
La Birmanie toute entière est habitée de sourires et de lumières : les birmans, leur courage, leur force divine, leur ultime volonté, leur entière humilité, … Ils nous ont tout simplement ensorcelé et aimé.
La Birmanie, un si joli pays orné de pagodes boisées, de stupas dorées et de monastères patinés. le temps semble s’être arrêté sur ses plaines et ses montagnes, sur ses lacs et mers, rizières et déserts, jungles et plages… Les levers et couchers de soleils irradient ses spectaculaires décors. Mais attention chaque bijou « se mérite » en Birmanie
- L’interminable pont d’Ubein (1.5 km) : le plus long pont en teck du monde qui relie deux villages sacrés que moines et pèlerins bouddhistes viennent honorer.
- Bagan, la splendide citée antique : c’est après 14H d authentique traversée en bateau local que nous arrivons a Bagan. Visitée à vélo, à pied ou en calèche, elle est tout simplement magique !
- Les Pao Tribe Villages, une fabuleuse aventure humaine : c’est après 10H de bus chaotique que nous arrivons a Kalaw, point de départ de notre trek de 4 jours à la rencontre des tribus minoritaires birmanes. Notre guide, John Anthony (un birman chrétien d origine indienne), ne nous aura pas menti. Zéro touriste, 100% de splendeurs, de tendresse, de générosité, de dépaysement et d’attachement. Le plus dur aura été de dire au revoir aux enfants, à nos hôtes et aux jeunes bonzes du monastère de Thetain. Chaque instant restera a tout jamais gravé dans nos cœurs.
- L’immense Lac Inle (50 km2) et ses agiles pécheurs et habitants : entouré de montagnes, décoré de monastères et maisons sur pilotis dont les ombres portées flottent sur l eau. MAGIQUE !
- Le Golden Rock, rocher sacré dont la croyance raconte qu’il aurait anéanti tout un village si Buddha n’avait pu le retenir avec l’un de ses cheveux.
Pour conclure, nous avions beaucoup hésitez a y aller compte tenu de l’intolérable situation politique : un peuple esclave si pauvre. L’envie était si forte que nous avons craqué et comme nous avons bien fait. Les birmans ont besoin de visiteurs et chacun de ceux-ci peut les soutenir en mangeant et dormant chez l’habitant tout en boycottant les attractions touristiques formatées.
Vous nous manquez toujours autant et il nous tarde de vous revoir. Une spéciale dédicace à Sandra notre « colloc » de Birmanie et a « la grande Seuff et ses Boys » qui ont rechargé d’amitié nos cœurs. On vous aime fort et on vous bisoute. Portez vous bien !
One of the best places, North of Lao, Lao.
Nous voici de retour dans notre village de Ban Nah, « LE » coup de cœur du nord du Laos. Après du bus, du bateau, il nous reste une heure de marche pour arriver à Ban Nah chez Kim et Bunjnan.
Le village de Ban Nah est tout petit et à peine nous y entrons qu’accourent vers nous les enfants ! Quelle joie de les revoir. Ils ont à peine changé, seulement deux mois se sont écoulés depuis notre première visite. Ils nous escortent jusqu’à la ferme de Kim et Bunjnan.
Nous sommes dimanche et il est 14H. Quel accueil nous réserve la famille. Alors que la fête bat son plein, les hommes jouent à la pétanque et les femmes servent à foison des verres de lao lao tentant de saouler l’assemblée J L’humeur est joviale, certains fument, d’autres jouent de la musique et chantent. En aucun cas notre arrivée ne perturbe l’ambiance ! C’est ainsi qu’en très peu de temps Nico et moi sommes dans le même état que nos hôtes à savoir en très très grande forme.
Notre sommaire bungalow sur pilotis vibre au grès du vent. Mais sa situation en fait un lieu d’appel à la détente et à l’évasion. Depuis sa terrasse nous faisons face à un océan de champs de riz entourés de montagnes habillées de jungle dense et sauvage. Autant vous dire que ce spectacle prend des couleurs incroyables à mesure que le soleil se lève et se couche. La nuit bien au chaud sous les couvertures nous entendons au loin les buffles qui râlent et le vent berce nos rêves.
L’école primaire du village n’est pas loin et les enfants ont pour habitude de venir taquiner la boule à la récréation. Nous aurons bien rigolé et appris de jolis coups en jouant avec eux. Ils sont incroyablement agiles et tellement sérieux au moment de tirer ou de pointer. Tout comme Bunjan qui pêche au filet dans les rivières voisines. Un matin tôt, nous l’accompagnons avec les enfants, eux mêmes équipés pour pêcher. Et là encore nous savourons le privilège de pouvoir partager leur quotidien.
A chaque sortie dans le village nous faisons connaissance avec les habitants très curieux à notre égard. C’est ainsi que j’aurais appris à confectionner un panier en bambou et croyez moi c’est bien plus compliqué que ça en à l’air J Au passage un grand merci à mon patient maître d’œuvre !
Et puisque toutes les bonnes choses ont une fin, Kim nous prévient que pour notre dernière soirée, elle a organisé un dîner d’au revoir avec la famille. Nous sommes touchés par tant de gentillesse et déjà tristes à l’idée de les quitter. Cette dernière soirée en leur compagnie restera tout simplement inoubliable.




















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